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[Culture] La Mythologie Germanique en général

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Vikings, Normands, Carolingiens... aux passionnés de l'histoire Index du Forum -> Sources, projets et discussions histos -> Viking VIIIème - XIème siècle
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Rayeck
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MessagePosté le: Sam 29 Mar 2014 - 16:29    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

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C'est à ma grande surprise que lorsque je rejoignis ce forum, il ne se trouvait aucun article sur la mythologie Germanique (du moins, je n'en ai pas trouvé   Mr. Green  ). J'ai décidé alors de contribuer au forum, en remédiant à cela!  



 Introduction  
 
 
 
  
  
 
 
 
Trois ou quatre siècles avant l'ère chrétienne, les Germains, établis dans le sud de la presqu'île scandinave, dans les îles de la mer Baltique et dans la grande plaine basse de l'Allemagne du Nord, entre le Rhin et la Vistule formaient un groupement assez dense de tribus qui n'unissaient aucun lien politique, et qui même s'affrontaient fréquemment entre elles, mais qui pourtant parlaient une même langue (qui divergera en plusieurs branches dans le futur), avaient une certaine communauté de culture et partageaient, selon toute vraisemblance, les mêmes croyances religieuses.  Croyances que l'on pense (encore aujourd'hui on n'est pas sûr) qui venaient en partie de leurs ancêtres Indo-Européens, peuple auquel les germains appartenaient quelques milliers d'années plus tôt, avec les Slaves, les Iraniens, les Celtes, les Latins, les Baltes etc. ce qui peut expliquer certaines de leurs conceptions générales, voire certaines de leur légendes avec celles de la Grèce, ou de l'Orient.  Faute de monuments figurés et de documents écrits, on ne saura probablement jamais avec précision quelle était cette religion au temps où elle présentait encore une unité relative.   
A l'époque, les Germains forment trois groupes distinctifs:  
-Les Germains de l'Est (les Goths), situés originellement entre la Vistule et l'Oder (fleuve faisant actuellement partiellement office de frontière Germano-polonaise) qui émigrent au IIe siècle après J.-C. vers la mer Noire.
-Les Germains du Nord, occupant les pays Scandinaves.
-Les Germains de L'Ouest ancêtres des Allemands et des Anglo-Saxons, situés entre Rhin et Danube, où certaines tribus se heurteront aux peuples Celtes puis Romains. 



Les Goths se convertissent en masse au Christianisme, au contact de la civilisation Byzantine, dès le IVe siècle. Les seuls extraits de leur langue qui soient venus jusqu'à nous sont des traductions de la Bible. Nous ne connaissons encore aujourd'hui pratiquement rien de leurs anciennes traditions païennes, sinon les rapports de Jordanès. 
 
Mais la mythologie Nordique telle que nous la connaissons aujourd'hui ne nous est connue que grâce aux Germains de l'Ouest et du Nord, ainsi que quelques écrits grec ou Latins (malheureusement souvent très/trop vite jugés pour les derniers. Ce problème, ainsi que les autres ci-dessous est fréquent pour beaucoup d'autres civilisations païennes, par ailleurs; européennes ou non). 


Or, 
-Problème N°1: Au moment où les premiers notes de traditions religieuses apparaissent en langue Anglo-Saxonne, Norroise ou Allemande, les cultures commencent à diverger d'un peuple, d'une région voire d'une ville à l'autre. Les dieux ne sont pas vénérés de la même manière ni de la même importance selon le lieu. Et ainsi, le culte d'une divinité se développe sur l'une des rives de la mer Baltique, tandis qu'il est négligé, voire ignoré sur l'autre rive. 
-Problème N°2: Mis à part les quelques écrits grecs, latins et les rares poèmes Scandinaves, les écrivains nous renseignant sur la mythologie Germanique sont eux-mêmes chrétiens, et il arrive souvent qu'ils donnent une teinte chrétienne aux récits d'origines. 
-Problème N°3: De plus, ces écrivains vivent à des époques très différentes, et les traditions qu'ils recueillent à plusieurs siècles de distance concordent souvent de façon très imparfaite. 
 
  Les sources de documentation sont peu abondantes chez les Germains de l'Ouest, et ce n'est donc que grâce aux Scandinaves qui ont eu le cœur de sauver et perpétuer le souvenir des croyances anciennes que nous avons aujourd'hui une légère idée de ce que pouvait être la religion Germanique. Les érudits ont, bien qu'appartenant à la religion chrétienne, noté pieusement les légendes relatives aux dieux païens, dont les chants de Scaldes, les sagas, les manuels poétiques, les ouvrages d'histoire et d'éruditions et surtout, un vieux recueil au nom d'Edda, antérieur pour une part à l'introduction du christianisme en Scandinavie.  Ces textes laissés par le Danemark, la Suède, la Norvège et l'Islande du Moyen-âge nous permettent de faire revivre considérablement les anciens dieux du Panthéon Germanique, et l'innombrable groupe de divinités secondaires qui les entourent. Mais malheureusement, les légendes citées chez les Goths, ou les Germains de l'Ouest ne sont presque jamais parvenues jusqu'à notre ère. Ainsi, ce n'est donc potentiellement qu'un tiers de la Mythologie Germanique qui a pu être récupérée.  
 
 
 
 
    
 

La Völuspá, l'un des plus importants poèmes du manuscrit de l'Edda, Conservé à la bibliothèque royale de Copenhague jusqu'en 1971, il a été remis depuis au gouvernement Islandais. L'auteur, anonyme, y conte la naissance du monde, la vie des dieux, leurs luttes, puis leurs décadences et leur mort, et enfin, l'avènement d'un monde nouveau.
 

 
 

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Frank Sigvaldson
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MessagePosté le: Lun 31 Mar 2014 - 13:29    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Très bonne introduction, très instructif !
J'ai dû relever deux ou trois fautes que tu pourras identifier sans mal par une relecture, très bien, continue comme ça !
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Rayeck
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MessagePosté le: Mar 1 Avr 2014 - 16:44    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Merci bien! Bon, pour l'instant, ça se résume plus à de l’ethnologie qu'à de la mythologie, mais c'est là que vient la partie intéressante!


La naissance du monde, des dieux, et des hommes 
  
 
  
Au matin des temps, selon les poèmes islandais, il n'y avait ni sable, ni vagues glacées.  
 La terre n'existait pas plus que le ciel qui la recouvre aujourd'hui.  
 Nulle-part, l'herbe ne poussait. Seul un abîme béant s'étendait à travers l'espace.   
Mais, bien des années avant que la mer ne fut créée, un monde de nuées et de ténèbres, Niflheim, s'était formé dans les régions   
situées au nord de l'abîme; au milieu de Niflheim bruissait la fontaine Hvergelmird'où s’épandaient douze fleuves aux eaux glaciales. 
Du côté du sud, se trouvait le pays du feu, Muspellheimde là se déversaient des fleuves   
dont les eaux brûlantes contenaient un âcre poison qui peu à peu, se figeait et devenait solide.  
Au contact des glaces venues du Nord, ce premier dépôt se recouvrit de couches épaisses de Givre, qui remplirent en partie l'abîme.  
Mais l'air chaud qui soufflait du Sud commença à faire fondre les glaces, et des gouttes tièdes qui se formaient, naquit un géant à forme humaine,  
 le premier de tous les être vivants : 
 Ymir (aussi appelé Brimir, Aurgelmir ou Blainn).  
Ymir est le père de tous les géants. Il lui arriva une fois, pendant son sommeil, d'être baigné de sueur; sous son bras gauche naquirent  
 alors un homme et une femme, géants comme lui (C'est plus badass que le jardin d'Eden, il faut reconnaître  :D ). 
 Dans le même temps, la glace, en continuant à fondre, donna l'être à la vache Audhumla, nourricière des géants. 
  
 Ymir s'abreuvait à ses pis, d'où coulaient quatre ruisseaux de lait.  
 La vache elle-même léchait les blocs de givre et se nourrissait du sel qu'ils contenaient.  
 Or, en léchant ainsi la glace, qui fondait sous sa langue tiède, elle mit au monde d'abord les cheveux, puis la tête, puis le corps entier d’un être vivant qui eu le nom de Burri.  
 Burri eu un fils, Bor, lequel épousa une fille de géants, Bestla, et engendra avec elle les trois dieux, Wodan, Vili et Vé.  
(Connus également sous les noms d'Odin, Loður et Hoenir)  

 
 
 
Ymir et Audhumla, par Abilgaard, 1790, Musée de Copenhague. On aperçoit Burri, sortant de la glace que lèche Audhumla 
 
  
Ces trois fils d'une race de géants commencèrent aussitôt contre les géants une lutte qui ne devait cesser qu'avec leur propre anéantissement. 
 
 Ils tuèrent d'abord le vieil Ymir. Tant de sang coula du corps de leur victime que l'abîme béant en fut rempli et que les géants s'y noyèrent tous 
 (quand on vous dit que c'est badass!), 

 
 À l'exception de Bergelmir, petit-fils d'Ymir, qui réussit à se sauver en ayant lancé une petite barque sur les flots agités avec sa femme. 

 
(C'est de ce couple qu'est issue la nouvelle race de géants.) 
 
 

Ymir se faisant tuer par les fils de Bor, par Lorenz Frølich, 1885  On aperçoit en arrière-plan ce qui serait les familiers de Wodan : ses deux corbeaux, et ses deux loups. 
 
  
Cependant, les fils de Bor, soulevant hors des flots le corps inerte d'Ymir en firent la terre qui reçut le nom de Midgard, ou "de demeure du milieu";  
car située entre Niflheim et Musspellsheim. La chair du géant devint le sol, et son sang la mer retentissante   
("Rappelez-vous les enfants, vous faites de la planche à voile dans le sang d'un géant"). 
 De ses os les dieux firent les monts, et de ses cheveux les arbres. Puis ils prirent son crâne et, le posant sur quatre piliers élevés,  
 Ils en firent la voûte du ciel. Sur cette voûte ils fixèrent des étincelles du royaume du feu (Musspelsheim), voltigeaient au hasard:   
Ainsi furent crées le soleil, la lune, et les innombrables étoiles.  
 Les dieux en réglèrent le cours et déterminèrent la succession des jours et des nuits, ainsi que de l'année.  
 Le soleil, parcourant le ciel du côté du sud, projeta sur les vastes plaines de la Terre sa lumière et sa chaleur. 
 Et bientôt l'on vit croître les premières pousses d'herbe verte. 
D'autres dieux, pendant ce temps, s'étaient joints aux fils de Bor.  
  
 
(Un grand mystère reste autour de l’origine de ces dieux. D'où venaient-ils? Étaient-ils aussi fils de géants? On ne sait pas, les auteurs scandinaves n'en disent rien).

 Associés à Odin, ces nouveaux dieux travaillèrent à édifier leur demeure céleste.  
 Dans ce vaste séjour, auquel on donnait le nom d'Asgard ("la demeures des Ases"), chacun d'eux possédait une résidence particulière.  
  
 Les germains du Nord se représentaient ces palais divins comme tout semblable aux grandes fermes de leurs Jarls:  la partie principale en était la grande salle, la "halle", où l'on recevait les étrangers et où l'on donnait les banquets. 
 
 
Entre leur demeure, et celle des hommes, les dieux bâtirent un vaste pont, auquel ils donnèrent le nom de Bifrost, et qui est l'arc-en-ciel.
 
  
Les Nains 

 
Puis, s'étant assemblés, les dieux délibérèrent sur la façon dont il convenait de peupler la terre.  
 Dans le corps décomposé du géant Ymir, tué par Wodan, Vili et , des larves s'étaient formées.  
De ces larves les dieux firent des nains, auxquels ils donnèrent la forme humaine et qu'ils dotèrent de raison.  
 Mais ils décidèrent que, nés de la chair du géant Ymir, les nains continueraient à vivre dans ce qui avait jadis été cette chair,  
 Et qui depuis, était devenu terre et rochers. 

 
 C'est pourquoi les nains mènent une vie souterraine.  
 Il n'y a point de femmes parmi eux: Ils n'ont donc pas d'enfants.  
Mais à mesure qu'ils disparaissent, deux princes que leur ont donnés les dieux les remplacent avec d'autres nains,  
 pétris avec la terre natale. Ainsi, la race des nains se perpétue sans fin. 
  
Il sera amusant de constater que Tolkien s’est beaucoup inspiré de la mythologie Germanique en écrivant ses ouvrages, puisque tous les noms de nains du monde de l’auteur sont à vrai dire issus ou étymologiquement proches de ceux cités dans la Voluspa :
Citation:
« Nyi, Nidi 
[…] 
Althiof,Dwalin 
Niping, Dain 
Bifur, Bafur 
Bombor, Nori 
Ori, Onar 
Oin, Miodvitnir 
Vig et Gandalf, 
Vindalf et Thorin 
Fili, Kili 
[…] » 

Extrait de la Voluspa, traduite de François-Xavier Dillman dans ses extraits de l'Edda 

La liste ci-dessus est un extrait des noms de la 1e génération de nains. Tous ceux mentionnés vivent dans la terre, mais certains vivent dans les pierres 

 


Les Hommes  
  
Quant aux hommes, ils sortirent directement du monde végétal. Telle est du moins la principale tradition des Germains du Nord.  
 Trois dieux, Odin, Hoenir et Lodur, parcouraient un jour de compagnie la terre encore déserte.  
 Sur leur chemin se rencontrèrent deux arbres, troncs inertes et inanimés. Les dieux se résolurent d'en faire des hommes  
 (Pourquoi dans TOUTES les mythologies, les dieux décident de créer l'homme sur un délire ou un coup d'ennui? xD).  
Odin leur donna le souffle,  
Hoenir, l'âme et la faculté de raisonner,  
Loður, la chaleur et les fraîches couleurs de la vie.  
Le mari eut le nom d'Ask, et la femme celui d'Embla. C'est le couple dont procède la race entière des Hommes.  

(L'hypothèse de l'inspiration de la Bible sur ce chapitre fut démentie après avoir prouvé que l'Edda était bel et bien préchrétien).


 
Tacite, dans son ouvrage Germania, attribue aux Germains de l'Ouest, une tradition différente: Le premier homme, selon ces peuplades, se serait appelés Mannus, et il aurait eu pour père un dieu (ou géant) issu de la Terre, du nom de Tuisto
Mannus aurait eu trois fils, dont chacun aurait par la suite engendré un des trois principaux groupements de tribus germaniques: 
 Les Ingévons, les Hermions et les Istévons. 
 
 Ce n'est peut-être là qu'une filiation imaginée par quelque manière de philosophe primitif. Les noms de Tuisto et de Mannus, en effet, ne sont vraisemblablement pas dénués de signification:  
Le premier semble vouloir dire "l'être aux deux sexes", et le second désigne, selon toute apparence, l'homme, en tant que créature douée de pensée et de volonté. 

 
(On reprend la formation du monde) 

 
La terre où vivaient les hommes avait, dans l'imagination des Germains du Nord, la forme d'une vaste circonférence,  
 Que l'eau entourait de toutes parts. Dans l'océan circulaire qui bordait ainsi le monde habité et qui, lui-même,  
 N’était limité que par l'abîme primitif, vivait un reptile démesuré, le "serpent de Midgard" dont les anneaux innombrables faisaient  
 le tour du séjour des hommes.  
Au dessous de Midgard se trouvait un troisième monde (qui n'était pas sans analogie avec les enfers imaginés par les Grecs et d'autres peuples antiques). 

 
 C'était le séjour des morts, auquel les scandinaves donnait le nom de Niflheim, ou Niflhel.  
 On représentait cet enfer comme un lieu sombre, humide, glacial (notez la définition de glacial pour un Germain du Nord).  
 Des géants et des nains y vivaient, que les poètes dépeignent comme recouverts (voire composés) de neige et de givre.  
 Ce royaume souterrain était celui de la déesse Hel  
 (ce qui a donné Hell, Hölle, Helvete, définition de l'enfer dans plusieurs langues germaniques).  
 A l'entrée se tenait un chien monstrueux, Garn, qui veillait à ce qu'aucun vivant  
 Ne pénétrât dans ce domaine des morts. 
 

 

  
Yggdrasil 

 
Cette division de l'univers en trois mondes superposés ne correspond sans doute pas aux conceptions les plus anciennes des Germains du Nord.   On a vu plus haut que leurs poètes, en expliquant l'origine du monde, plaçaient Niflheim au nord de l'immense abîme où bientôt allait surgir la terre. 
Il n'est pas impossible qu'en des temps reculés les Germains n'aient conçu l'univers comme une sorte de plan immense:  
Au centre s'étendait la terre, puis au delà de l'océan et de l'abîme originel se trouvaient des contrées vagues, 
 que l'on supposait habitées par des géants. Ce n'est sans doute qu'assez tardivement, et  (Peut-être sous l'influence de la cosmologie grecque ou orientale), qu'on est venu à se représenter le monde des dieux, celui des hommes et celui des morts comme 
 Situés les uns au dessus des autres.
Il y a donc quelque incertitude et même des contradictions dans les récits qui sont venus jusqu’à nous. 
 Il est encore une tradition, qui s’accorde assez mal avec les précédentes, et qui pourtant est familière à tous les poètes norrois : 


 Celle qui dépeint le monde entier sous l’apparence d’un arbre aux dimensions prodigieuses.  
 Cet arbre à la frondaison toujours verte, le frêne Yggdrasil, plonge par l’une de ses racines dans les profondeurs du royaume souterrain  
 et élève jusqu’au plus haut du ciel sa puissante ramure. 
  
Yggdrasil signifie dans la langue poétique des Scaldes « le coursier du redoutable (Odin) »  
 et l’arbre gigantesque a reçu ce nom parce que, dit-on, le cheval d’Odin a l’habitude de paître dans son feuillage.  
 Près de la racine qui s’enfonce dans Niflheim, le séjour des morts, jaillit la fontaine Hvergelmir, source bruissante des fleuves primitifs.  
 A côté de la seconde racine, qui se trouve au pays des géants couverts de glace et de givre, coule la fontaine Mimir, où réside toute sagesse  
 et où Odin lui-même a souhaité de boire, bien qu’on exigeât de lui, pour prix de quelques gorgées, l’abandon de son œil. 


 Enfin, sous la troisième racine, qui, selon certaine tradition, serait au ciel même, se trouve la fontaine de la plus sages des NornesUrd ; chaque jour, les Nornes, y puisent de l’eau dont elles arrosent le frêne Yggdrasil, pour l’empêcher de se dessécher et pourrir. 

 
Dans les branches les plus hautes de l’arbre, un coq d’or est perché, qui surveille l’horizon et prévient les dieux lorsque leurs vieux ennemis,  
 les géants, se préparent à les attaquer.  
 Sous le frêne est caché le cor du dieu Heimdall ; un jour, ce cor retentira pour annoncer  
 le combat suprême des Ases contre tous ceux qui veulent ruiner leur puissance.  
 Près du tronc vigoureux s’étend l’espace consacré, le lieu pacifique, où chaque jour, les dieux se réunissent pour rendre la justice. 

 
 Dans les branches paît la chèvre Heindrun, qui dispense aux guerriers d’Odin le lait dont ils se nourrissent.  
Mais les démons malveillants s’ingénient constamment à détruire le frêne Yggdrasil. Un monstre sournois, le serpent Nidhogg, est tapi dans la troisième racine et la ronge sans arrêt.  
Il existe un écureil du nom de Ratatosk, qui court sur le frêne de bas en haut pour transmettre les paroles haineuses que s’échangent le serpent et l’aigle Vedrfolnir
  
Dans la ramure errent quatre cerfs, Dain, Dvalin, Duneyr et Durathror qui broutent toutes les jeunes pousses. Pourtant, grâce aux soins attentifs des Nornes, l’arbre continue à verdir et à dresser au centre de la terre son tronc indestructible.  

 
 
Représentation moderne d'Yggdrasil et des neuf mondes. Nous pouvons y voir les différents résidents de l'arbre.
 
  
Les Germains de l’Ouest, semble-t-il, croyaient également que l’univers était supporté par un arbre gigantesque.   C’est sans doute l’architecture de leurs propres habitations qui leur suggérait cette idée : 
 Les Germains avaient en effet l'habitude de faire reposer toute la charpente d’un édifice sur un vaste tronc d’arbre. 
Quelques tribus allemandes élevaient sur les hauteurs des colonnes faites d’un seul tronc et qui selon toute apparence, représentaient à leurs yeux, l’arbre de l’univers : On désignait ces monuments du nom d’Irmensul, qui veut dire « Colonne géante ». 
 
( En 772, au cours de l’expédition que Charlemagne mena contre les Saxons, il fit détruire dans ce qui est aujourd’hui la Westphalie, une de ces colonnes, qui était l’objet d’une grande vénération. )


 
Ce monde n’est pas éternel. Il finira par périr, entraînant dans sa ruine les dieux eux-mêmes. 
 Un jour viendra où les géants et les démons mauvais qui vivent dans les régions reculées ou souterraines de l’univers  
 Chercheront à bouleverser l’ordre établi et maintenu par les dieux.  
 Et leur entreprise ne sera point vaine : Ce sera le « crépuscule des dieux » et  
L’effondrement de l’univers.  
  
 
 
Citation:
« Les frères s’affronteront 
Et se mettront à mort. 
Les cousins se violeront 
Les lois sacrées du sang. 
L’horreur régnera parmi les hommes, 
La débauche dominera. 
Viendra l’époque des haches et des épées, 
En éclats voleront les boucliers. 
Viendra l’époque des tempêtes et des loups 
Avant que le monde ne s’effondre. » 

Citation de la strophe 45 de la Voluspa, traduite par François-Xavier Dillman dans ses extraits de l'Edda 

 

 
 Mais avant de conter la mort des dieux, il me faut dire ce qu’ils ont été, quelles ont été leurs attributions, leur puissance et leur personnalité. Ce qui viendra une prochaine fois ! :D  

Sources & crédits : 
-Edda, édition Gallimard
-Structure de la Mythologie Nordique, Renauld-Krantz
-Mythologie générale, Encyclopédie Larousse
-Germania, Tacite
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Dernière édition par Rayeck le Jeu 28 Aoû 2014 - 16:52; édité 3 fois
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Reffrinna
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MessagePosté le: Lun 5 Mai 2014 - 19:40    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

C'est vraiment impressionnant! Futur historien ? C'est même passionnant ! Vivement le prochain chapitre 
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Frank Sigvaldson
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MessagePosté le: Lun 5 Mai 2014 - 20:06    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Humm, ça sent le copier-coller certains passages... n'oublie pas de mettre tes sources, notamment pour les crédits Wink
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Rayeck
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MessagePosté le: Mar 6 Mai 2014 - 00:03    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Frank Sigvaldson a écrit:
Humm, ça sent le copier-coller certains passages... n'oublie pas de mettre tes sources, notamment pour les crédits Wink





Je commençais à me demander quand me demanderas-tu cela, Frank!


Et bien, comme je l'ai dit un peu plus haut, tout cela est tiré de diverses traductions de l'Edda que j'ai trouvé, qui reste la principale source du Folklore Norrois, encore de nos jours. Après, je fais un mélange de mes diverses recherches, et le résultat se trouve au dessus.


 Mais je reconnais que certaines phrases sont recopiées mot pour mot des livres dont je tire les sources. ^^


Les principales sources sont:
-Edda (il existe un exemplaire traduit en français par François-Xavier Dillman, sous l'édition Gallimard, Collection "Aube des peuples".)
-Structure de la Mythologie Nordique, Renauld-Krantz
-Mythologie générale, Encyclopédie Larousse


Je m'aide aussi de quelques contacts Norvégiens et Allemands, qui sont des écrivains et historiens et spécialisés dans les peuples antiques.
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Frank Sigvaldson
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai 2014 - 11:26    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Il faudrait que tu mettes ces phrases sous forme de "quote" et que tu indiques directement les sources sur l'article, tu peux faire ça ?
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Rayeck
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai 2014 - 15:22    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

J'y penserais, mais je me demande si ça rendra pas l'article un peu illisible avec toute les quotes.
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"C'est pas un poisson, ça ?"
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Frank Sigvaldson
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MessagePosté le: Jeu 8 Mai 2014 - 16:59    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

A toi de le rendre lisible, mais il n'est pas correct de recopier sans placer les crédits appropriés, c'est du plagiat Wink
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Frank Sigvaldson
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MessagePosté le: Mer 23 Juil 2014 - 15:27    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Alors Rayeck, auras-tu le temps de finir prochainement ?
On attend l'article dans sa forme finale avec impatience !
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Rayeck
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MessagePosté le: Mer 23 Juil 2014 - 21:22    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Je regrette, entre les semaines de vacances en pleine cambrousse sans bibliothèque ni internet et quelques responsabilités λambdas, j'ai eu et aurai quelques contretemps.

De plus, avec les prévisions de rangement du forum par moi et Arbjörnichou, je me demandais si je ne pourrais pas déballer la mythologie sous plusieurs articles, on y verrait plus clair.



 Mais à part çela, ça avance, ça avance...
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Vilfrid Villsvinson
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MessagePosté le: Jeu 24 Juil 2014 - 15:49    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

slt rayeck


j'ai vu ton article sur iggdrasil.. trés intéressant 
nous chez nous quand on taille les haies de nos champs , on laisse un rameau de frêne pour servir de gardien a la parcelle  (étrange non ??) (enfin par chez nous on n'est blindé de légende, alors ça me surprend pas trop)lol 
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Rayeck
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MessagePosté le: Jeu 24 Juil 2014 - 16:10    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

C'est une jolie tradition ^^
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MessagePosté le: Jeu 28 Aoû 2014 - 21:31    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Les grands dieux Germaniques  

 
  
Le Panthéon germanique n’a jamais compté un nombre rigoureusement défini de divinités. Suivant les époques ou les tribus, le nombre de dieux allait croissant ou diminuant. Certaines divinités, puissantes pendant un temps, perdaient peu à peu, dans la suite des siècles, le prestige dont elles jouissaient. D’autres, au contraire, grandissent en dignité et en puissance. Les dieux germaniques, d’ailleurs ne sont jamais conçus que comme des hommes d’une essence supérieure : Contrairement aux autres dieux Européens, ils sont mortels. Et comme les hommes, ils sont soumis aux vicissitudes du destin. 
Trois d’entre eux semblent avoir été l’objet d’un culte dans l’ensemble des pays habités par les Germains. Ce sont : 
-Wodan, (ou Odin chez les scandinaves) 
 - Donar, (ou Thor chez les scandinaves) 
-Tiuz, Zîu (ou Týr chez les scandinaves). 
Ces trois dieux et quelques autres dont il sera question plus loin appartiennent à la race des Ases
A côté, les Germains (ou du moins, les scandinaves) considéraient qu’il existait une seconde race de dieux : 
Les Vanes, dont le plus connu et le plus important porte le nom de Freyr
Entre les Ases et les Vanes s’est déroulée jadis une lutte terrible (elle sera expliquée plus tard). Cette lutte se termina par un compromis, et Freyr est devenu, comme Odin ou Thor, un habitant d’Asgard. Quand se  produira le grand soulèvement des géants, les Ases et les Vanes iront unis au combat, et succomberont ensemble lors du crépuscule des Dieux, plus communément appelé Ragnarok.  
Les dieux germaniques se distinguent presque tous par leurs vertus au combat 
(ils sont conçus par un peuple de guerriers, what did you expect ?).   
Même les déesses, dont le nombre est d’ailleurs restreint, se révèlent à l’occasion, comme de redoutables guerrières.  

 
  
  
Wodan-Odin  

 
  
Wodan passe pour le principal dieu des Germains, et il est vrai qu’il a particulièrement été regardé comme tel pendant quelques siècles,  surtout chez les germains de l’Ouest. 
Mais ce n’est que peu à peu qu’il a remplacé dans la vénération des fidèles Tiuz, ou Donar (Týr et Thor pour ceux qui suivent pas :p). 
  
 Au temps où Tacite décrivait les mœurs des Germains, c’est-à-dire vers le début du IIe siècle de notre ère, il semblerait que le culte de Wodan l’emportait sur tous les autres. 
(C’est en invoquant son nom que les Angles et les Saxons partirent, au Ve siècle, pour s’installer en Grande-Bretagne). Et ce dieu (Woden, en Anglo-Saxon) était regardé comme l’ancêtre de leurs rois. Mais avant de devenir un dieu puissant, Wodan n’avait été qu’une divinité secondaire, un démon de la tempête :  
C’était une croyance répandue dans tous les pays germaniques comme quoi, en de certaines nuits d’orage, 
les airs étaient traversés par le galop tumultueux d’une troupe mystérieuse, dans laquelle on croyait reconnaître les fantômes des guerriers morts. 
C’était « l’armée furieuse » (aussi connue sous l’appellation de « chasse sauvage »).  
Cette « armée » possédait un chef, dont le nom était dérivé du mot même qui dans toutes les langues germaniques exprimait la frénésie, la fureur (wüten, « faire rage » en allemand) :  
On l’appelait Wode. Le nom, se transformant à mesure que la divinité recevait dans l’imagination des croyants un caractère plus accusé, devint chez les ancêtres des Allemands, Wodan, et chez les ancêtres des Scandinaves, Odin
  On avait commencé par se représenter ce dieu des orages nocturnes comme un cavalier, qui, vêtu d’un ample manteau, coiffé d’un chapeau aux larges bords et monté sur un cheval tantôt blanc, tantôt noir, parcourait les airs, à la poursuite d’un gibier fantastique.
Mais en s’élevant dans la dignité, il cessa d’être une divinité de la nuit. Il devint un dieu qui dispensait l’héroïsme et la victoire, et qui, du haut du ciel, décidait du sort des hommes.
Ainsi, il fut pourquoi les Latins le comparaient à Mercure.
(Par ailleurs, Mercredi, portant le nom de Mercure dans les langues latines, porte encore, dans les pays germaniques, le nom de Wodan-Odin : Wednesday, Woensdag, Onsdag.  ) 
  Les Germains de l’Ouest avaient certainement couverts de légendes la figure de ce dieu, qui, pour eux, surpassait tous les autres. Mais, fautes d’œuvres littéraires en langue allemande, ces légendes ne nous ont pas été conservées. Nous savons seulement grâce à une vielle formule magique venue jusqu’à notre époque, qu’on faisait appel à Wodan pour obtenir la guérison des entorses ou des luxations. Nous savons encore que les guerriers l’invoquaient dans le combat et le priaient de donner la victoire.  Mais c’est seulement dans les pays scandinaves qu’ont subsisté des légendes relatives à sa personne et à ses aventures. Dans l’actuelle ScandinavieWodan se nomme Odin. Il est le dieu de la guerre et des choses de l’intelligence. 
  

 
Citation:
« Il est élégant et éloquent à un point que tout ce qu’il dit semble être vrai à ceux qui l’écoutent. Il s’exprime en vers cadencés selon les règles de l’art des scaldes. Il a le pouvoir de prendre instantanément toutes les formes qu’il lui plait, et ainsi, il est tour à tour serpent, oiseau, taureau, poisson ou monstre. Lorsque s’avance dans les combats, sa seule présence rend les ennemis soudainement sourds, aveugles et impuissants. » 

 
Paragraphe tiré de l'ouvrage: Mythologie Générale, édition Larousse

   
 
Dessins gravés sur la pierre funéraire de Tjängvide (ïle Gotland). L'une des figures gravées sur la pierre représente le fameux coursier d'OdinSleipnir, qui, pourvu de 8 pattes, galopait plus vite que le vent. Le cavalier est peut-être Wodan lui-même, mais il se peut qu'il représente le chef mort en l’honneur de qui la pierre a été élevée, Sleipnir l’emmènerait alors au Valhall, où il est accueilli par une femme lui tenant une corne à boire 

 

 
  Wodan est celui qui a fixé les lois sur lesquelles se fondent les sociétés humaines.
 
 

Citation:
«  C’est par son commandement que nous avons l’habitude de brûler sur les bûchers les guerriers morts et leurs possessions. Car quiconque emporte ainsi tous ses biens avec soi les retrouve ensuite au Valhall » 
  
"Lors des combats il est équipé d’une brillante cuirasse et d’un casque d’or. Il porte à la main la fameuse lance Gungir, qui a été forgée par les nains et que rien ne peut détourner de son but. Son cheval, Sleipnir est le meilleur est le plus agile des étalons ; il possède 8 pattes et ne connait pas d’obstacles qui lui soient infranchissable". 

 
Paragraphe tiré de l'ouvrage: Mythologie Générale, édition Larousse 

  
  
Plaque de casque trouvée dans un tombeau à Vendel (Suède). Il est très probable que le personnage représenté sur cette plaque soit le dieu Odin. Il est accompagné de ses deux corbeaux familiers et tient en main la lance Gungir. On remarquera que Sleipnir (si le cheval le représente) ne possède pas les huit pattes que lui prêtera la légende. 
  
Wodan a son siège habituel dans une vaste salle, toute resplendissante d’or : Valhall. C’est là qu’il appelle auprès de lui ceux des héros qu’il lui a plu de distinguer parmi les guerriers tombés sur le champ de bataille. La charpente de la vaste salle est formée par des lances. Le toit est recouvert, non pas de tuiles mais de boucliers éclatés éclatants. Sur les bancs sont posées des cuirasses. Le soir, cet immense vaisseau est éclairé par les éclairs des épées, où se reflètent les grands feux qui brûlent au milieu des tables. Il y a 540 portes, dont chacune peut laisser passer de front huit cents combattants 
 (Calculez alors combien de temps faut-il pour faire passer 3 452 000 combattants, sachant qu’il faut cinq secondes pour qu’une rangée traverse les portes ?) 
Dans ce palais, les héros morts, aussi appelés les Einheriar passent leur temps en jeux guerriers et en festins. Odin, quant à lui ne se nourrit pas, mais sert la nourriture aux deux loups qu’il possède et qui s’appellent Geri et Freki (respectivement « affamé » et « rude »). Odin, lui, n’a besoin d’aucune nourriture, car le vin lui fait office de boisson et de chère à la fois. 
 
Citation:
« Geri et Freki
Il les rassasie, 
Le valeureux guerrier, 
Le magnifique Heriafadr*. 
Mais de vin seulement 
Odin vit de toute éternité, » 
Heriafadr: Père des armées 



Extrait d’une traduction de Dillmann sur Strophe 18 du Grimnismal, poème de l’Edda. 
  
  
 Odin préside à leurs libations, tandis que sur ses épaules sont posés deux corbeaux, 
 Munin et Hugin (respectivement, « la pensée » et « la mémoire »), 
 qui lui chuchotent à l’oreille tout ce qu’ils ont entendu dire et ce qu’ils ont vu de leurs yeux. 
Tous les matins, Odin les envoie au loin ; ils parcourent tous les pays habités, interrogent les vivants et les morts, et sont de retour avant le premier repas du matin, rapportant à leur maître des nouvelles du vaste monde. 
 
Citation:
« Hugin et Munin
Volent chaque jour
Au-dessus de la vaste terre
Je crains pour Hugin
Qu’il ne revienne point,
Mais je m’inquiète encore plus pour Munin »



Extrait d’une traduction de Dillmann sur la Strophe 20 du Grimnisal, poème de l’Edda 
  
  
Dans Valhall vivent aux côtés d’Odin des êtres surnaturels, les Vache-qui-rit Valkyries. Elles accomplissent des fonctions de gardiennes et de servantes : C’est elles qui apportent la bière ou l’hydromel aux hôtes et qui conservent tous les plats et vases nécessaires au festin. Mais ce n’est là que leur rôle de domestique. Elles en ont un autre, plus guerrier : lorsqu’une bataille se déroule quelque part sur Terre, Odin les envoie se mêler aux combattants, où elles y sont chargées de désigner les guerriers qui devront succomber et elles accordent la victoire au parti ou au chef qui dispose de leur faveur. 
Elles parcourent sans cesse les espaces sur leurs coursiers ardents. Elles ont elles-mêmes une apparence guerrière : Elles portent la cuirasse, le casque et le bouclier et brandissent dans leurs mains des lances au fer étincelant. Elles sont invisibles, sauf pour les héros qu’elles ont voués à la mort : à ceux qu’elles ont choisis pour devenir les compagnons d’Odin, elles apparaissent soudain et font connaitre le destin imminent. Puis elles remontent vers Valhall et annoncent à Odin l’arrivé proche des guerriers qui viendront se joindre à l’innombrable troupe de ses suivants. 
  
Odin se mêle souvent à la vie des hommes (le coquin). Cependant, il est rare qu’il apparaisse sous sa forme divine (grand classique…). Le plus souvent, il se donne la forme d’un simple voyageur. Il possède des favoris parmi les hommes, à qui il accorde toujours la victoire. Toutefois, sa faveur est instable, et il arrive souvent qu’il cause lui-même la mort de ses champions qu’il a longtemps protégé (quand bien même, c’est encore lui montrer de la bienveillance, puisque le défunt goûtera alors aux joies du Valhall). 
  
Le reste des informations que j’ai sont des légendes à droite à gauche, je vous en raconterais éventuellement un ou deux si vous êtes sages, laissez-moi juste le temps de bien les relire et de vous sélectionner les plus « marquants ». 
   





Donar-Thor  

 
  Le dieu du Tonnerre dont le nom en vieil allemand était Donar a été admiré par tous les peuples germaniques également. D’Islande jusqu’aux rives de la mer noire, en passant par les Alpes, nous trouvons des Idoles de cette divinité. Il était sans doute considéré comme le plus puissant et le plus important des Dieux, chose que les Latins ont favorisée assimilant souvent ce dieu à Jupiter.  
Par ailleurs, tout comme l’assimilation Mercure-Odin, les pays germaniques et latins ont leur 4e jour de la semaine dédié au duo Jupiter-Thor respectif (Jeudi, Jueves pour les latins. Thursday, Torsdag, Donnerstag pour les germaniques). 
 
Pourtant, malgré son importance dans la panthéon Germanique, on ne sait que peu de choses des traits et des attributs que les Allemands des 1ers siècles prêtaient au Dieu. Les quelques sources continentales qui se limitent aux écrits des Latins, des clercs du Moyen-Âge ou encore quelques inscriptions latines que les soldats germains au service de Rome ont fait graver sur des monuments votifs, ne décrivent quelques uns des rites du culte rendu à Donar.  
La figure même du Dieu, la plupart de ses aventures et son rôle nous restent inconnus.   
  

 
Citation:
« C’était une divinité redoutée. Quand le tonnerre grondait, le peuple croyait entendre le roulement du char de Donar sur la voûte du ciel. Quand la foudre tombait sur le sol, on disait que le dieu avait lancé d’en haut son arme étincelante. » 
 
Extrait d’une traduction de Dillmann sur la Strophe 20 du Grimnisal, poème de l’Edda  
   
Cette arme, nommé Miollnir, ou Mjolnir (littéralement, « le destructeur ») était représentée comme un marteau ou un hache de jet. C’était un moyen d’attaque fréquent chez les peuples germains selon Tacite. Les latins assimilaient cette arme à la massue d’Hercule.   
Si une légende raconte que ce fut à la base un météore frappé en plein vol par la foudre, la légende citant que le marteau fut l’œuvre des frères nains Brokk et Loki (ne pas confondre avec le dieu) prit le dessus. 
  

 
Citation:
« Puis il [[b]Brokk[/b]] donna à Thor le marteau et déclara qu’il pourrait frapper n’importe quoi aussi fort qu’il voudrait sans que le marteau ne s’abimât, qu’il ne manquerait jamais le but contre lequel il le lancerait, mais que jamais le marteau ne volerait si loin qu’il ne dût revenir dans sa main ; et aussi que, s’il le voulait, il se ferait si petit qu’il pourrait tenir dans sa blouse. Mais il avait un inconvénient : son manche était un peu court » 
 
Extrait d’une traduction de Dillmann sur la Strophe 20 du Skaldskaparmal, poème de l’Edda 
  
 
Pendentif représentant Mjollnir, découvert sur le site archéologique de Skäne, en Suède. 
  
 Cette arme de jet, comme il est dit au-dessus atteignait toujours sa cible (à savoir, la tête d’un géant), et revenait toujours aux mains de son porteur après avoir frappé.  
En plus de cette arme, Thor possédait également deux autres accessoires :  
-Ses gants de fer, sans quoi il ne pouvait manier Mjolnir  
-Sa « ceinture d’Ase » qui doublait sa force dès qu’il s’en équipait.  
Donar était également le dieu de la Guerre, puisque nombreuses archives citent les germains invoquer son nom et chanter à sa gloire avant d’engager les combats.  
En certaines contrées du Nord, particulièrement en Norvège, c’est à Thor que dans les temples, on consacrait les autels les plus richement ornés. On élevait même des temples voués exclusivement à son culte, et  de nombreux paysans norvégiens donnaient à leur enfant le nom de Thor  afin de les placer sous sa protection. Encore aujourd’hui, de nombreux noms norvégiens sont originaires de celui du Dieu.  
(Thoralf, Thormod, Thorkil, Thorfinn, Thorstein etc…)  

 
Les poètes norrois ont donné une image particulière à Thor : On voyait en lui le type même du guerrier, rude, simple, et noble, infatigable et toujours prêt pour quelque défis ou castagne de géants  
(Je vous réciterais un extrait de l’Edda, opposant Odin et Thor, ressortissant la maladresse sociale et sa rustrerie, non sans humour !)  
Cependant, contrairement à la Scandinavie, où Thor semblait l’emporter sur tous les autres dieux, Donar ne semblait pas jouir d’un culte aussi important que  Wodan dans les anciennes contrées allemandes  
   
Thor possède, comme tous les autres dieux dans Asgard, sa propre halle, appelée Bilskirnir au royaume nommé Thrudvangar (c’est-à-dire, le « champ de la force).  
   
Citation:
« Cinq centaines de travées  
Et quatre dizaines en outre  
J’estime que Bilskirnir compte au total.  
De toutes les maisons  
Que je sais couvertes d’un toit  
Celle de mon fils est la plus grande que je connaisse »  
 
Extrait d’une traduction de Dillmann sur la Strophe 24 du Grimnisal, poème de l’Edda 
   
(Cette strophe ci-dessus est placée dans la bouche d’Odin, ce qui signifierait qu’Odin soit le  père de Thor. Pourtant, cette tradition ne parait pas avoir été générale chez les germaniques).  

 
Mais suivant le reste de la Grimnismal, sa mère est la déesse Jord (désignant la « Terre »). Il a pour épouse Sif (personnification de la fidélité) et a engendré plusieurs enfants, qui ont tous hérité de sa force. Ses deux fils Magni et Modi (respectivement « Force » et « Colère ») survivront au Ragnarok, ou crépuscule des Dieux, et hériteront de son équipement et de son rôle, dans un monde renouvelé.  
Thor possède également deux boucs appelés Tanngniost et  Tanngrisnir (littéralement et respectivement « Celui qui grince des dents » et  « Celui qui montre les dents ». Ces deux boucs paraissent renvoyer une image de l’orage) avec qui Thor part toujours en voyage.  
  
(Je vous conterais l’une des histoires où ils sont mentionnés une autre fois).   





 
Tiuz-Tyr  
 
Son culte et sa « création » est apparemment antérieur à ceux de Donar-Thor et Wodan-Odin. Il fut une époque ancienne où il était révéré par tous les peuples germaniques. Les allemands du Sud lui donnaient le nom de Ziu, ceux du nord le nommaient Tiuz, les scandinaves l’appelaient Tyr, les anglo-saxons, Tíw.  
  On admet que ces appellations germaniques correspondent au sanskrit Dyaus, au grec, Zeus (pour autant, Tiuz et Zeus ne sont assimilés en rien), au latin Deus (qui donna dieu). Le nom du dieu germanique déviverait, s’il en était ainsi, d’un nom commun qui, en indo-européen, avait commencé par vouloir simplement dire « divinité »  
Au fil du temps, Tiuz finit par devenir un dieu de la Guerre. Les romains l’assimilaient alors à Mars, et une fois de plus, comme on peut les constater, le 2e jour de la semaine était consacré au duo Mars-Tiuz chez les latins et les germaniques (Mardi, Martes, Martedí pour les latins) (Tuesday, Tirsdag, Tisdag chez les germaniques). Le même dieu possédait en allemand un autre nom : Things (d’où vient le Diensdag des allemands) 
 
Il a été trouvé en Angleterre, une curieuse inscription latine qui figure sur un autel romain, à Housesteads, non loin du mur d’Hadrien  
 (Eh, c’est mon prénom, ça Hadrien ! C’est mon- Quoi, tout le monde s’en fout ? Bon d’accord…)  
Cet autel, datant du IIIe siècle, a été levé par des soldats germaniques servant dans les légions romaines  
   
   
 
Autel de Housteads immatriculé RIB 1593 datant du IIIe siècle. Il y est gravé: "Deo Marti Thincso et duabus Alaisiagis Bede et Fimmiline et numi Augusti Germani cives Thuihanti v. s. l. m. (votum solverunt libenter merito) 
   
L’inscription donne, en français : Au dieu Mars Thincsus et aux déesses Alaisiages Beda et Fimmilina et à la majesté divine d’Auguste, les Germains citoyens de Twenthe ont tenu à adresser ce juste hommage »  
  (La province de Twenthe se trouvait au nord du Rhin dans la région où passe la frontière Neerlando-Allemande.)  
L’épithète Thincsus accolée au nom de Mars est visiblement d’origine germanique. Quant à Bleda et Fimmilina, elles sont entièrement inconnues. Mais les historiens suggèrent que c’étaient vraisemblablement des déesses germaniques.
 
La figure de Donar ayant fait beaucoup d’ombre à celle de Tiuz, on ne sait que très peu sur l’histoire et le culte de ce dieu. Malgré cela, le nom de Tyr revient souvent dans les poèmes Norrois. Certains scaldes vont jusqu’à faire de lui l’un des 3 premiers dieux, à la place de Vili. D’autres, assurent qu’il est un fils d’Odin.  
Tyr est réputé pour avoir une noblesse d’esprit et une bravoure supérieure à tous les dieux. C’est souvent lui qui dans les batailles, accorde la victoire à l’un des deux partis.  
  (Parmi les contes qu’il me faut vous narrer, il y aura celui de Fenrir, où Tyr fait preuve de sa bravoure.)    

 

 

 
 
Bien, voici le trio majeur dans le panthéon germanique, mais il me reste une multitude de dieux à vous décrire, en plus des légendes concernant ceux-ci. 
   
Sources & crédits : 
-Récits de mythologie nordique, Snorri Sturluson, traduit par François-Xavier Dillman 
-Structure de la Mythologie Nordique, Renauld-Krantz 
-Mythologie générale, Encyclopédie Larousse 
-La Germanie, Tacite 

 

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MessagePosté le: Jeu 28 Aoû 2014 - 22:42    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

C'est juste E-NORME ! Sacré boulot cher Rayeck ! chapeau bas ! 


Au fait j'ai calculé , pour les combattants il faudrait 1 heure en environ 7 minutes pour faire passer tout le monde Smile
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Rayeck
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MessagePosté le: Jeu 28 Aoû 2014 - 22:59    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Merci, Arnie, merci ! ^^


En fait, pour les portes, je crois me souvenir que c'est planifié pour faire en sorte à ce que tous les Einheriar sortent d'un coup de Valhall lorsqu'il sera l'heure du Ragnarok.
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MessagePosté le: Jeu 28 Aoû 2014 - 23:28    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Bon Rayeck... petit Rayeck...

Alors... purée... je me reprend Wink

Ton savoir est très impressionnant... à vrai dire beaucoup doivent t'envier et le fait de partager fait de toi quelqu'un de généreux! L'article est très soigné avec des touches d'humour ça donne une lecture encore plus agréable. Wink

Citation:
On avait commencé par se représenter ce dieu des orages nocturnes comme un cavalier, qui, vêtu d’un ample manteau
il était pas bleu nuit ce manteau ? Je ne suis pas sûr mais j'avais lu ça quelque part et avec ton explication ça se rapproche bien Wink
J'ai bien aimé le passage sur les vaches qui rient euh les Valkyries, je savais pas du tout qu'elles avaient aussi un emploi comme serveuses au Valhall xD Sinon moi je veux bien que tu nous raconte d'autre légendes sur Odin !
Pour Thor je pensais que les éclairs étaient en fait les coups du marteau de Thor sur son enclume Surprised
Puis y'a pas à dire les nains ont toujours été de très bons forgerons... sacré Tolkien qui va pêcher dans la mythologie scandinave quand même!

En tout cas merci beaucoup, c'est un super travail de recherche félicichaton Wink




Avez vous déjà vu... Le dieu Odin chevauchant un Chocobo ? Maintenant oui...
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Rayeck
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MessagePosté le: Ven 29 Aoû 2014 - 00:19    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Mais je suis pas petiiiiiiiiit !
Merci beaucoup pour le compliment, je suis content de savoir que ma lutte infernale contre la mise en forme automatique du forum n'a pas été vaine ^^


Mon livre dont je tire la source ne mentionne pas la couleur, mais ça serait plausible; plus que le rose fuchsia, en tout cas (surtout que c'est pas histo).

Quant à Thor, tu as lu ça quelque part (de crédible), ou ça vient de toi ? Comme je l'ai dit en haut, les légendes varient selon les peuples et les époques, mais tout comme la hache de bûcheron et la hache de guerre se diffèrent, je doute que Thor utiliserait Mjolnir comme un outil (Ceci dit, ils utilisent des armes comme miroirs et remboursent les assurances-décès avec des tonneaux d'hydromel dans leurs histoires... Je vous raconterais, ce passage). 
Ou peut-être confondrais-tu avec Hephaïstos qui forge la foudre de Zeus ?

Et, ouais Tolkien s'est beaucoup inspiré des mythologies européennes, en particulier celle germanique (Snorri pourrait l'accuser de plagiat xD). Même les strophes sur le Ragnarok dans le 1er article, Tolkien s'en est servi lors du discours d'Aragorn devant la porte Noire 
 
Citation:
 Un jour peut venir où le courage des hommes faillira, où nous abandonnerons nos amis et où nous briserons tout lien! Mais ce jour n'est pas arrivé! Ce sera l'heure des loups et des boucliers fracassés lorsque l'âge des hommes s'effondrera! Mais ce jour n'est pas arrivé!





Discours d'Aragorn durant la bataille de Morranon, le 25 mars de l'an 3019 du 3e âge.


(L'original est à la fin du 1er article :p)
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Hallgerðr
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MessagePosté le: Ven 29 Aoû 2014 - 00:39    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

De rien c'est normal vu ton travail! Et voici la lutte éternel contre les bug de xooit !

En fait aucune idée pour Thor, je crois que c'est comme ça depuis petite... peut être me racontais-je des histoires xD

Et pour la citation d'Aragorn et le passage sur le Ragnarok la ressemblance est forte! Ca fait un peu plagiat oui xD Cependant on ne peut pas accuser Tolkien... et ceux qui disent que le Seigneurs des Anneaux est "nul" ou "à chier" comme j'ai pu l'entendre chez de drôles de personnages peu évolués et bah paf

Mais bon on s'égare...
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Frank Sigvaldson
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MessagePosté le: Ven 29 Aoû 2014 - 15:18    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général Répondre en citant

Bravo !
Tu n'as plus qu'à rassembler toutes les parties dans le premier post pour avoir un tout cohérent Very Happy
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:52    Sujet du message: [Culture] La Mythologie Germanique en général

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